Die Sonne bricht durch dunkle Wolken

Honte et culpabilité : la cachette et l’accusateur

La culpabilité dit : j’ai fait quelque chose de mal. La honte dit : je suis mauvais. C’est une différence énorme, et la honte est la racine qui te pousse à te cacher, comme au tout début.

D’où viennent la honte et la culpabilité

Les grandes feuilles d'un figuier

La première réaction de l’homme après la rupture fut de se cacher. « Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils surent qu’ils étaient nus, et ils cousirent des feuilles de figuier … et l’homme se cacha » (Genèse 3,7-10). La honte est la feuille de figuier. La culpabilité tourne autour d’un acte : il peut être mis en lumière, confessé et pardonné. La honte tourne autour de la personne et pousse à se cacher. Dessous se tient la peur d’être vu puis rejeté. C’est pourquoi la honte murmure : reste caché, ainsi personne ne pourra t’abandonner.

Comment elle se manifeste

La honte vit dans les masques, dans la façade qu’on montre, dans les secrets, dans la performance permanente pour que personne ne voie l’état réel. Elle a un accusateur intérieur, une voix qui condamne. Et parce qu’une racine porte du fruit partout, elle se montre dans le manger en cachette et la spirale de honte qui suit, dans le retrait loin de la vraie proximité, dans l’incapacité à se laisser vraiment connaître. Ce qui viendrait à la lumière pourrait guérir. Mais la honte le garde dans l’obscurité, où rien ne peut guérir.

Ce que dit la Bible

Dieu n’a pas laissé Adam et Ève dans leurs feuilles de figuier. « L’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau et les en revêtit » (Genèse 3,21). Lui-même a couvert la nudité, première image de ce que Yeshoua accomplira, lui qui « a méprisé la honte » et l’a portée (Hébreux 12,2). C’est pourquoi : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Romains 8,1). Et : « Quiconque croit en lui ne sera pas couvert de honte » (Romains 10,11).

Origine : la Bible · La science le découvre
Origine : la Bible

Après la rupture, ils cousirent des feuilles de figuier et se cachèrent. Dès le début, la honte est la force qui pousse l’homme à se cacher.

Genèse 3,7-10
La science le découvre

La recherche distingue la honte (« je suis mauvais ») de la culpabilité (« j’ai fait quelque chose de mal »). La honte est fortement liée à l’addiction, à la dépression et aux troubles alimentaires, elle isole. La culpabilité, elle, est adaptative, parce qu’elle conduit au retournement et à la réparation.

Brené Brown ; June Tangney, recherche sur la honte
L’Écriture montre la honte qui se cache. La recherche confirme que c’est justement le fait de se cacher qui rend malade, et que venir à la lumière guérit.

Comment cette racine guérit

Des rayons de soleil percent les nuages au-dessus des montagnes

La honte guérit exactement là où elle a le plus peur : dans le fait d’être vu. « Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus nous purifie de tout péché » (1 Jean 1,7). Le pas à faire, c’est sortir de la cachette, se laisser voir et découvrir que l’amour ne s’enfuit pas. La culpabilité peut être confessée et déposée, c’est le retournement. La honte guérit quand la personne est regardée et non rejetée. Le Père couvre lui-même la nudité, et là où il couvre, plus personne n’a besoin de se cacher.

En une phrase

La culpabilité concerne l’acte et peut venir à la lumière, la honte concerne la personne et pousse à se cacher. Les deux guérissent dans la lumière, où l’homme est vu et pourtant aimé.

Pour aller plus loin

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